6-Les grands conflits relatés dans la presse

  • Journal de Rouen et des départements de Seine-Inférieure et Eure, 03/08/1914, JPL 3/
  • Journal de Normandie, 22/07/1789, BMR 260
  • Journal de Rouen et de Normandie, 04/09/1939, JPL 3/270
  • Journal de Rouen et de Normandie, 02/09/1939, JPL 3/270
  • Journal de Rouen, 21/04/1944, JPL 3/279
  • Journal de Rouen, 20/04/1944, JPL 3/279
  • La Vigie de Dieppe, 21/04/1944, JPL 12
  • Le Petit Normand, 02/06/1944, JPL 24

Les premières « affiches » accordaient peu de place aux conflits, qu’ils soient extérieurs ou intérieurs ; en effet, la prise de la Bastille n’est mentionnée dans le Journal de Rouen que le 22 juillet, en page 3. Cela s’explique en partie, par la lenteur de la diffusion de l’information.

Près d’un siècle plus tard, en 1870, le conflit franco-prussien s’étale en première page, et les lecteurs peuvent suivre l’avancée des combats quotidiennement. Les hostilités prennent fin le 28 janvier 1871 avec la signature de l’armistice, quelques mois après le début de la guerre.

Jusqu’à la Première Guerre mondiale, c’est le pouvoir en place qui impose à la presse la façon de présenter les conflits, ainsi que les informations à transmettre.

Journal de Rouen, 3 août 1914, JPL 3

Pendant le conflit, de nombreux soldats, photographes amateurs, apportent sur le front leur appareil photo, afin d’immortaliser les combats, la vie dans les tranchées. Face à cette arrivée massive de photographies, l’État décide de mettre en place la censure, afin de gagner la guerre de l’information. La proclamation de l’état de siège suspend la liberté de la presse, confirmée par la loi du 5 août 1914. Des commissions locales sont chargées d’examiner les articles de journaux. La censure prend fin en octobre 1919, avec la levée de l’état de siège.

La fin de la Première Guerre mondiale signe aussi la fin de nombreux quotidiens régionaux, surtout dans le Nord, envahi. Le Journal de Rouen résiste à cette hécatombe, et les rubriques, disparues pendant le conflit, reprennent leur place, comme le feuilleton.

Journal de Rouen, Journal de Normandie, JPL3/270

La Deuxième Guerre mondiale va également être préjudiciable à la presse française ; sous l’Occupation, de nombreux journaux obéissent aux pouvoirs en place et critiquent vivement les interventions des alliés (comme le Journal de Rouen d’avril 1944, sur les raids anglais). Une presse clandestine se développe alors.

Durant le conflit, le Journal de Rouen changera 2 fois de nom (Normandie parle français, puis Normandie), avant de prendre le nom de Paris Normandie, en 1947.

De nombreux quotidiens seront interdits à la fin de la guerre pour des faits de collaboration.