A bord du Pourquoi pas

 Il serait difficile de trouver un meilleur équipage que le nôtre, plus énergique, plus dévoué, plus endurant et plus débrouillard. » Jean-Baptiste Charcot, Le Pourquoi pas ? dans l’Antarctique 1908-1910, Flammarion.

Pour sa seconde expédition dans l’Antarctique (1908-1910), Jean-Baptiste Charcot se dote d’un nouveau navire, le Pourquoi pas ?, un trois-mâts barque de 45 mètres de long, mais emmène avec lui le même équipage que lors de ces précédentes expéditions.
Le nom de ces trente hommes composant l’état major et l’équipage, est inscrit dans les registres matricules de l’Inscription maritime, dont un grand nombre est conservé aux Archives départementales de Seine-Maritime, notamment ceux du Havre et de Rouen. Ces registres, créés à la fin du XVIIe siècle, nous apportent des renseignements concernant les marins ; en plus de leur état civil, des données sur leur carrière dans le commerce ou la pêche, ou encore dans les services de l’Etat sont mentionnées. Ils sont divisés selon chaque catégorie de personnel : mousses, pilotes, cuisiniers, mécaniciens…
Ces registres contiennent également des indications sur le navire ; chaque bâtiment est immatriculé dans un port, le plus souvent celui de l’armateur, comme ici Saint-Malo. A son retour de voyage, le navire est « désarmé » dans un port qui peut être distinct du port d’armement.

A bord du Pourquoi pas

A bord du Pourquoi pas