Échantillons de cotons teints, 1748

Échantillons de cotons teints, 1748

Ces échantillons de cotons teints au XVIIIe siècle sont conservés au sein des archives de la corporation des toiliers passementiers.
Ces cotons, qui servent ensuite à fabriquer du tissu, sont plongés dans des bains bouillants pour vérifier leur teint.
Le rouge est une couleur très en vogue au XVIIIe siècle, notamment à l’exportation. Les étoffes de cette teinte sont plus demandées et le coton est alors la matière la plus employée dans les textiles. A partir de 1750, les teinturiers rouennais poursuivent des recherches pour tenter d’imiter la couleur dite « rouge des Indes », connue notamment en Turquie. Le rouge traditionnellement obtenu en Europe à partir de la garance est en effet légèrement plus brun. Ces recherches sont stimulantes pour l’industrie rouennaise. Celle-ci s’approche du fameux rouge avec l’emploi de sang de mouton puis de sang de bœuf, notamment en 1754 à Darnétal. Ces recherches vont mener à l’invention d’un rouge typiquement rouennais, ensuite imité à son tour.

Échantillons de cotons teints, 1748

Échantillons de cotons teints, 1748