
L’été 1789 et la révolution municipale marquent le rejet des institutions de l’Ancien Régime. A Rouen, les émeutes « de la faim » de juillet et d’août montrent l’hostilité de la population pour le parlement et l’intendance. Hormis ces brèves flambées, la province se révèle modérée au cours de la Révolution. Les députés de l’Assemblée Constituante imposent une modification des circonscriptions territoriales, sous l’impulsion notamment du Normand Thouret. Le territoire français est divisé en quatre-vingt-trois départements. Le 7 janvier 1790, les députés de Normandie signent le procès-verbal de la division de la province de Normandie en départements et districts. Le département de Rouen est divisé en sept districts : Rouen, Caudebec, Gournay-en-Bray, Neufchâtel, Dieppe, Cany, Montivilliers. D’abord appelé Basse-Seine, il prend officiellement le nom de département de la Seine-Inférieure le 1er mars 1790.
|
Procès-verbal de création du département de la Seine-Inférieure, 1790
La loi du 22 décembre 1789 réorganise le territoire et celle du 26 février 1790 définit les limites des nouvelles circonscriptions. L’ancienne province de Normandie est alors découpée en cinq départements, dont l’actuelle Seine-Maritime, divisée en sept districts (Rouen, Caudebec, Gournay-en-Bray, Neufchâtel, Dieppe, Cany, Montivilliers). L’appellation « Seine-Inférieure » est adoptée le 1er mars 1790, supplantant celle de « Basse-Seine ». ADSM, fonds des administrations révolutionnaires, L 200. Papier. |
La Prusse de Bismarck et la France de Napoléon III entrent en conflit le 17 juillet 1870. Mal préparés et mal commandés, les Français sont battus le 2 septembre à la bataille de Sedan. Par le traité de Francfort (10 mai 1871), la France perd l’Alsace et la Lorraine. En France se développe alors un esprit de revanche centré sur la volonté de récupérer l’Alsace Lorraine. L’assassinat de l’Archiduc François-Ferdinand à Sarajevo le 28 juillet 1914 sert de déclencheur à un nouveau conflit. Le 3 août 1914, l’Allemagne déclare la guerre à la France. Une première offensive allemande est stoppée sur la Marne en septembre 1914 puis le front se stabilise au nord de la France. C’est le début de la guerre de tranchées. Face à la supériorité numérique des Alliés, l’Allemagne capitule et signe l’armistice le 11 novembre 1918. L’Allemagne nazie attaque la Pologne et la France entre en guerre le 3 septembre 1939. Après « la drôle de guerre », l’armée française s’effondre face à la Wehrmacht. Le 22 juin 1940, l’armistice est signé et le gouvernement de Vichy va collaborer avec l’occupant allemand. La Résistance s’organise autour du Général de Gaulle et participe activement à la libération de la France au côté des Américains à partir du 6 juin 1944. Rouen est libérée en août 1944 et le 8 mai 1945, l’Allemagne capitule. Un foyer artistique et scientifique
Hasards de la biologie ou de la génétique, talent et génie ont proliféré en Seine-Maritime, devenue une terre de personnages célèbres qui ont laissé leur trace dans le patrimoine culturel français. Déjà Corneille, Fontenelle, Boieldieu, Jouvenet etc.… avaient illustré le génie des Lettres, celui de la Musique et de la Peinture, il fallait que dans les siècles suivants surgissent d’autres figures, innovant, inventant et révolutionnant leur art pour notre plus grande gloire. En cela, Le Havre n’est pas en reste avec Rouen. Les deux villes peuvent s’enorgueillir d’avoir produit ou abrité les plus grands créateurs de leur temps : Madeleine de Scudéry, Bernardin de Saint-Pierre, Raoul Dufy, Georges Braque, Othon Friesz pour Le Havre ; Théodore Géricault, Gustave Flaubert, Charles Nicolle, Edouard Manet, Marcel Duchamp, André Gide, Delamare-Debouteville pour Rouen etc… tous artistes de premier plan et de renom mondial.
|
Liste des mobilisés de la ville de Bellencombre, guerre de 1870-1871
Sont ici énumérés les soldats mobilisés en 1870, pour la commune de Bellencombre. Quatre-vingt-cinq de ses habitants participent au conflit, dont soixante dans des unités de combat. Cette partie du département est l’une de celles qui fut le plus touchée pendant la guerre ; elle est notamment occupée par les Prussiens pendant six mois (décembre 1870-juin 1871). ADSM, fonds communaux, 3 E 84/84. Papier. |
Journal d’un habitant de Longueville-sur-Scie, 1916
Ce journal retrace les événements de l’année 1916, en nous présentant le témoignage d’un habitant du département, qui s’affiche clairement nationaliste et germanophobe. Ce récit s’accompagne de cartes postales et de documents variés illustrant son propos (coupures de presse, timbres, bons de la banque de France…). ADSM, entrées par voie extraordinaire, J 675. Registre papier. |
|
Instruction préfectorale adressée au commissaire de police de Rouen ordonnant l’arrestation de tous les juifs de l’agglomération rouennaise, 15 janvier 1943
En représailles d’un attentat qui coûte la vie à un sous-officier allemand de la Feldkommandantur de Rouen, les autorités de Vichy, en la personne du préfet régional André Parmentier, donnent l’ordre à la police française de rechercher et d’arrêter tous les juifs du département. Ils seront déportés à Auschwitz, après être passés par le camp de Drancy. ADSM, fonds du commissariat de police de Rouen, 3352 W 2. Papier. |
Dès le début du XIXe siècle, le travail du textile est passé du stade d’une proto-industrie rurale à une production en usines, concentrée dans les grandes agglomérations urbaines. Le département se fait également une spécialité de l’indiennage, c’est-à-dire de l’impression sur tissus. Le Havre devient au début du XXe siècle une des premières places d’importation pour certaines denrées coloniales de haute valeur telles que le café, le sucre, le rhum...La situation privilégiée du Havre favorise le développement de l’industrie métallurgique et de la construction navale à partir des années 1870, à l’image des Chantiers et ateliers Augustin-Normand et de la Société des Forges et chantiers de la Méditerranée. L’économie régionale se diversifie, avec de nouvelles activités liées aux loisirs et au tourisme.. Dieppe joue un rôle pionnier dans ce domaine, se dotant d’un casino dès 1822. Le développement économique et démographique du XIXe siècle, puis la Reconstruction des années 1950, fournissent de nombreux chantiers aux architectes locaux.
|
Registre de marques de fabrique, 1934-1935
La loi du 23 juin 1857 donna une assise légale au droit de propriété des marques en organisant le dépôt des marques auprès des greffes de tribunaux de commerce, le dépôt assurant un droit de propriété de 15 ans renouvelable. La page présentée ici, provenant d’un registre du greffe du tribunal de commerce du Havre des années 1934-1935, présente des étiquettes de deux produits typiques du commerce havrais : le rhum et le café. En 1935, Le Havre était le deuxième port importateur de café d’Europe et importait 21 600 tonnes de rhum (soit les deux tiers des importations françaises). ADSM, fonds du tribunal de commerce du Havre, 6U6/464. Registre papier. |
La crise du textile perdure au cours des années 1950, quelque peu comblée par le développement des industries pétrochimiques et automobiles. C’est le temps des grandes réalisations ; pour franchir la Seine à l’ouest, et ainsi offrir de nouveaux débouchés commerciaux au port du Havre, le pont de Tancarville est mis en circulation le 2 juillet 1959. Il sera suivi en 1977 par l’ouverture du pont de Brotonne, destiné à désenclaver la presqu’île de Brotonne. Le pont de Normandie, inauguré en 1994, est le dernier pont construit pour franchir la Seine dans le département. Du point de vue politique, la Seine-Maritime est aussi en proie à quelques « bouleversements » ; les années 1950 sont marquées par le changement de dénomination de notre département. Les manifestations de mai 1968 mobilisent dix millions de grévistes en France dont deux cent cinquante mille en Seine-Maritime. Une des premières grèves salariales démarre à Cléon, le 13 mai 1968. La loi de décentralisation de 1982 accorde plus d’autonomie aux départements, notamment aux présidents des conseils généraux.
|
« La Seine-Inférieure est devenue, samedi, le département de Seine-Maritime », 24 janvier 1955
En 1951, le conseiller général Georges Heuillard sollicite le changement de nom du département ; la question avait déjà été évoquée en 1879, puis en 1923, mais sans succès. Le qualificatif d’« inférieure », qui fait référence à sa position par rapport à la Seine et non à sa qualité, semble porter préjudice au tourisme et à l’économie du département. Le nom « Porte Océane » est évoqué par Georges Heuillard, mais celui de « Seine-Maritime » lui est préféré pour des questions d’organisation numéraire. ADSM, journaux et périodiques locaux, JPL 74/72. Papier. |
Les événements de mai 1968 dans le département
Le mouvement de mai 1968, symbole tout d’abord de contestation étudiante, s’étend aux salariés, mobilisant dix millions de grévistes en France, dont deux cent cinquante mille en Seine-Maritime. Une des premières grèves salariales démarre à Cléon, le 13 mai 1968. Pour leurs réunions et assemblées générales, les étudiants prennent comme siège le cirque de Rouen, situé place du Boulingrin. Ce lieu, normalement dévolu aux manifestations culturelles, sportives et artistiques, est alors rebaptisé « maison de l’information libre et populaire ». A partir du 27 mai 1968, il est occupé en permanence par les grévistes, qui n’ont pu s’installer au Théâtre des Arts, et ce jusqu’à la mi-juin. ADSM, fonds du photographe Ellebé, 39 Fi. Tirage photographique noir et blanc. |
|
Signature du protocole de décentralisation entre l’État, représenté par le Préfet Pierre Bolotte et le Conseil général de la Seine-Maritime, représenté par son Président, Jean Lecanuet, mars 1982
Sont présents sur la photographie de gauche à droite : Pierre Blot, conseiller général de Forges-les Eaux ; André Danet, conseiller général, président de la commission des Affaires culturelles ; Michel Dubosc, conseiller général, président de la commission des finances ; Jean-Pierre Deneuve, conseiller général, maire de Fécamp ; Philippe Clément-Grandcourt, conseiller général ; Annick Bocandé, conseiller général, maire des Grandes-Ventes ; Robert Grèverie, conseiller général, président de la commission des routes, des transports et des communications ; Henri Ralon, conseiller général, maire de la Mailleraye ; Paul Caron, conseiller général, maire de Saint-Nicolas-d’Aliermont ; Antoine Rufenacht, vice-président du conseil général ; Albert Veraeghe, conseiller général, maire de Bosc-Bordel ; Claude Hénillard, conseiller général, maire de Neufmarché ; Charles Revet, conseiller général, maire de Turretot ; Pierre Dammame, conseiller général, maire de Darnétal. ADSM, Fonds du cabinet du président, 3673 W 82. Tirage photographique noir et blanc. |
Présentation : Les archives - Historique - Missions - Archiver ?
Recherche : Des clés pour la recherche - Instruments de recherche - Consulter les Archives
Animation : Service éducatif - Expositions - Trésors d'Archives - Publications
Département de Seine-Maritime - www.seinemaritime.net
WEBTV du département de Seine-Maritime - www.seinemaritime.tv
Crédits - Plan du site












