Archives départementales de Seine-Maritime

Historique

Les Archives départementales de la Seine-Inférieure, bâtiment situé sur l’actuel boulevard des Belges à Rouen, 1896, cliché sur verre, Fonds Eudes, 11 Fi. La loi du 26 octobre 1796 impose la réunion des archives au chef lieu de chaque département. En Seine-Inférieure, faute de bâtiments suffisamment spacieux, ce rassemblement s’étend sur près d’un siècle.

Jusqu’en 1825, les archives sont disséminées en divers points de Rouen. L’acquisition d’un local situé près de la Préfecture permet alors de les rassembler. Puis au fil des versements et sous l’impulsion de Charles de Beaurepaire, directeur des Archives départementales de 1851 à 1905, les bâtiments vont progressivement s’accroître, en 1856 et 1896.

Doté de 9,5 kilomètres de rayonnages, « le plus beau dépôt de France » devient rapidement trop exigu pour accueillir de nouvelles archives mais l’imminence d’une nouvelle guerre exclut toute extension. En effet, la seconde guerre mondiale entraîne de nombreux déménagements et la dispersion des archives sur cinq sites.

Dès les années 1950, un projet de construction d’un centre administratif incluant les Archives départementales sur la rive gauche est envisagé. C’est ainsi qu’est inaugurée en 1965 la « tour des Archives », située dans l’enceinte de la Préfecture. Ce bâtiment de conception moderne, peut désormais accueillir 37 kilomètres linéaires de documents, répartis sur 27 étages. Chaque étage comprend deux salles disposant chacune de 600 mètres de rayonnages.

La tour des archives et la préfecture à Rouen, photographie, 1965, Fonds de l’architecte Raoul Leroy, 163 J. Annexe des Archives départementales à Darnétal, cliché Didier Tragin


La tour, de 89 mètres de hauteur, est construite entièrement en béton armé, avec revêtement en pierre dure de Bourgogne. Et afin d’éviter un vieillissement prématuré des documents dû à l’ensoleillement, toutes les ouvertures sont protégées par des claustras.

Dès les années 1970, l’accroissement continu des archives rend indispensable un autre lieu de stockage. Après avoir utilisé la chapelle du Belvédère à Mont-Saint-Aignan et les bâtiments désaffectés de la prison d’Yvetot, le département acquiert en 1981, une partie de l’usine textile Fromage à Darnétal. Cette « annexe » réaménagée en dépôt d’archives entre 1984 et 1986, peut ainsi contenir jusqu’à 27 kilomètres linéaires de documents.

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  • 51 kilomètres linéaires… si l’on met bout à bout les archives conservées, soit la distance entre Rouen et Dieppe.
    1137 années… séparent le document le plus ancien et le plus récent
    600 mètres linéaires… de documents entrés chaque année (hors documents éliminés).
    3,6 kilomètres linéaires… de documents éliminés par an par les services publics du département avec le visa des Archives départementales
    7,91 mètres… pour le document le plus long entreposé dans les archives : un rouleau de prières de l’abbesse de Montivilliers Marie de Noyers datant de 1398.
    22 kg… pour le document le plus lourd : un registre en parchemin du tabellionage de Rouen datant de 1581.