La galère : une affiche restaurée

Affiche de condamnation de Charles-Nicolas Jullien au carcan et aux galères à perpétuité, avec l’inscription des 3 lettres « GAL », pour bigamie et vols, 20 octobre 1768, 1 B 5697.

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L'affiche avant restauration, en deux morceaux.

L’affiche avant restauration, en deux morceaux.

Cette affiche imprimée a été entièrement restaurée par Muriel Desforges, restauratrice des Archives départementales, à l’occasion de l’exposition « Crimes et châtiments en Normandie, 1498-1939 ». L’affiche altérée était séparée en deux morceaux, avec de nombreuses lacunes. Elle montre l’opprobre qui frappe le condamné, en plus de sa peine.

Les galériens sont reconnaissables par leur tenue, casaque et bonnet rouge, et par l’inscription au fer rouge des 3 lettres « GAL » sur leur épaule droite.

Née au XVe siècle, la peine des galères est habituelle surtout à partir du XVIe siècle. La galère, navire utilisé surtout en Méditerranée, nécessite 260 rameurs. Les galériens, appelés « la chiourme », vont alors être fournis par la justice royale, qui entend ainsi se débarrasser des vagabonds, mendiants et autres indésirables, à une époque où la prison n’est pas encore utilisée en tant que peine. La durée de la condamnation aux galères varie : 3, 5, 6 ou 9 ans, ou à perpétuité.

La peine des galères devient synonyme d’une condamnation à mort, compte tenu des conditions auxquelles sont astreints les galériens.

L'affiche après restauration.

L’affiche après restauration.