Petit poème (Le coronavirus)

Qu’est-ce qui vole dans l’air ? 

C’est quelque chose que je ne connais pas.

Pourquoi on ne va plus à l’école ?

Veux-tu qu’on en parle un peu ?

Ce virus porte une couronne,

Mais ce n’est pas un roi !

Encore moins une personne,

Mais alors dis-moi c’est quoi ?

C’est une chose si petite

Que pour la voir de près,

Il te faut un microscope !

C’est une chose si dangereuse

Qui ne s’arrête jamais.

Envahissante et obstinée,

Elle vole partout sans s’arrêter,

Invisible et légère, minuscule guerrière,

Elle veut entrer chez nous, chez toi, moi et tous les gens.

Je peux et tu peux aussi laisser dehors cette canaille !

Si un éternuement t’échappe, éternue dans ton coude !

Stoppons le vol de ce méchant

Fais-le bien, je le ferai aussi.

Si tu sors, dès que tu rentres,

Lave- toi bien les mains au robinet,

Lave- toi longtemps, soigneusement

Avec de l’eau et du savon,

S’il était là, tapi au chaud, ce fripon

S’en ira au fond du lavabo.

Ne touche avec tes doigts,

Ni ta bouche ni ton nez ni tes yeux.

Si tu rencontres quelqu’un, reste plutôt au loin,

On peut bien être serein

Sans se serrer la main !

Les câlins, les embrassades, pour ne pas tomber malade,

N’en donne pas !

Tes amis, tes parents, tu les vois et les entends,

Parle-leur, les mots sont des dons,

Des petites graines que tu sèmes à envoyer

A tous ceux que nous voulons aimer.

Toi, moi, tous ensemble et sans répit

Nous viendrons à bout de ce virus maudit !

Peut-être qu’enfin, après avoir surmonté cette épreuve,

Nous partagerons ensuite,

Une vie nouvelle, sage et neuve.  

Serge Tipa,

poème adressé à ses petits-enfants au début de la pandémie,

#mémoiredeconfinement, 2020.