Portrait d’enfant

Photographie de studio, vers 1930. Fonds Bergeot, 82 Fi 13.

Avec l’invention de la photographie, l’usage du portrait et tout particulièrement celui des enfants se répand tout d’abord dans la bourgeoisie sous le second Empire puis à l’aube du XXème siècle dans l’ensemble des classes de la société. Couteux, il reste néanmoins réservé à quelques grandes étapes de l’enfance. La petite enfance tout d’abord,  où filles et garçons sont souvent habillés de blanc et portent tous deux une robe, et la première communion, date clef de la fin de l’enfance. A partir de 1920, le bébé est photographié durant sa première année, assis et bien calé sur un coussin ou parfois allongé nu dans une position qui met en valeur ces « bonnes joues »  et ses fesses bien rebondies symboles de bonne santé. Au fil du temps les mises en scène du portrait en studio évoluent ; dans les années 1930, le petit enfant s’appuie contre une chaise alors que la communiante est agenouillée sur un prie-Dieu, une vingtaine d’années plus tard, elle se tient debout  un cierge à la main. Les portraits mettent parfois en scène les fratries en groupe où rassemblent le visages détourés de chacun des enfants. Dans les années 1960, les familles aisées font venir le photographe à la maternité et à la maison. Les photographies demeurent posées mais dans le cadre de la vie familiale et parents et enfants figurent sur la même image.

Cette photographie figure dans l’exposition « Parfums d’enfance, 1919-1989 » présentée au Pôle culturel Grammont jusqu’au 20 juillet 2019.