Testament de Georges Thomas Brémontier

Testament olographe, 12 avril 1822, 2 E 2/183.

Ce testament enregistré le 10 janvier 1823 chez Me Petit, notaire à Rouen, énonce les volontés de Georges Thomas Brémontier, ancien député et directeur des contributions indirectes.

Sentant qu’il va disparaître, Georges Brémontier indique qu’il souhaite léguer ses biens, outre à ses enfants et à son épouse, à ses domestiques et à son ancien jardinier. Une part doit être réservée aux indigents de Croisy-sur-Andelle et de « l’Isle-la-Mouque » (appellation de l’Ile-Lacroix à Rouen). Son épouse devra également récompenser l’enseignement mutuel. Enfin, la femme qui le soigne depuis des années sera dotée d’une rente, d’une somme d’argent en espèces et pourra prendre ses épingles de col.

Le caractère exceptionnel du testament réside surtout dans son préambule, qui couvre l’ensemble de la première page, adressé à la Nature et à Dieu : « Bientôt va sonner pour moi l’heure fatale et les parties qui me constituent vont en se décomposant servir à la procréation de nouveaux êtres ».

De plus, dans l’article 8, Georges Brémontier fait une curieuse demande. Il exige que son cadavre, ou tout au moins sa plante des pieds, soit ouverte afin de vérifier qu’il est réellement décédé avant son inhumation.