Un apothicaire alchimiste

Le 18 octobre 1680, Me Estier, notaire au Havre, dresse l’inventaire après-décès d’un apothicaire du Havre, Robert Le Nud (cote 2 E 70/360).

L’inventaire comporte les effets personnels de l’apothicaire et ses ouvrages de bibliothèque.

On note, dans le cabinet,  plusieurs bijoux et objets précieux.

Dans la bibliothèque de cet érudit, sont répertoriés sans surprise beaucoup d’ouvrages de médecine, mais aussi de l’alchimie (par exemple La toison d’or ou la Fleur des trésors, ou aussi Les Douze clefs de Philosophie par frère Basile Valentin), et de la magie (La magie naturelle de Porta, par exemple). On y trouve des ouvrages de philosophie  (Virgile, Saint-Augustin, Montaigne …), d’histoire aussi (antique et moderne), et la Coutume du pays de Normandie.

On trouve enfin le contenu de sa boutique, dont la liste de tous les ingrédients employés dans l’exercice de son métier.

Extrait de l’inventaire : « … trente livre de therebentine commune, une livre de Venise, une once sel d’absinthe, demye once d’antimoine diaphoretique, demye sel chardon benit, trois onces de crocus de mars, une once crocus mettallorum, quatre once semence de catharme, demye livre de salsepareille, quatre onces sang dragon, demye livre poplypode… ».

Une apothicairerie visitable en Anjou à Baugé